Qu’est-ce qu’un « film woke » ? Ce que le terme veut — et ne veut pas — dire
« Woke » est devenu l’une des étiquettes les plus utilisées et les moins définies sur les films et séries. Voici d’où vient le terme, ce que les gens veulent généralement dire, et pourquoi nous préférons mesurer plutôt qu’étiqueter.
Peu de mots divisent autant une conversation sur le cinéma que « woke ». Pour certains c’est un compliment ; pour d’autres une insulte ; pour la plupart, un terme que tout le monde emploie et que presque personne ne définit pareil. Avant de décider si un film « est woke », il vaut mieux comprendre ce que le mot porte — et ce qu’il cache.
D’où vient le terme
À l’origine, « woke » désignait le fait d’être attentif aux injustices sociales et raciales. Avec le temps, il a quitté ce sens initial pour devenir un raccourci de la culture pop — aujourd’hui souvent utilisé pour décrire des œuvres au message politique ou social explicite, ou qui mettent en avant la représentation et l’identité. Le souci, c’est que la même étiquette a fini par recouvrir des choses très différentes.
Ce que les gens veulent généralement dire
- Un message politique ou social placé au-dessus de l’histoire — le « sermon » qui interrompt le film.
- La représentation et l’identité traitées comme le point central de l’œuvre, plutôt qu’une part naturelle de celle-ci.
- Simplement la présence de personnages divers — un usage du terme qui en dit plus sur celui qui parle que sur le film.
Pourquoi c’est un mot glissant
Quand une même étiquette sert pour « a un sermon politique », « parle d’identité » et « a une distribution diverse », elle cesse d’informer. Deux spectateurs peuvent qualifier le même film de « woke » pour des raisons opposées — et un troisième contredire les deux. Une étiquette n’est pas une donnée : elle clôt la conversation au lieu de l’éclairer.
Comment ValorScore l’aborde
Plutôt que d’estampiller un film « woke ou pas », nous décomposons cette impression en 14 axes de contenu, chacun avec des preuves. Ainsi vous voyez ce qu’il y a vraiment dans le film — message explicite, ton, traitement des thèmes — et vous décidez à partir de là, pas d’une étiquette. C’est la différence entre « fais-moi confiance » et « vois par toi-même ».